
J'ai découvert la série Danse ! avec ce livre, Nina Graine d'Etoile. Cadeau pour mes 10 ans. Ma première réaction a été : " Beurk ! Un livre !!!!" J'ai quand même mis plusieurs mois à me décider à le lire mais une fois que la machine a été lancé... Plus moyen de l'arrêter. C'était trop bien !
L'histoire du livre, c'est le personnage de Nina Fabbri elle-même qui la raconte. Pas de phrases d'un mètre de long ni de mots abracadabrandesques mais un langage très familier, très bien écrit et surtout très drôle. J'adore tout simplement ce style d'écriture et je crois que c'est ça qui m'a plu en premier en lisant ce tome pour la première fois.
Nina, graine d'étoile. Pour une gamine de 10 ans comme moi, qui ne connaissait même pas la notion de "danse classique", ce titre ne voulait rien dire. Ou du moins il ne m'évoquait rien, pas plus que la couverture. Il m'aura fallu au moins lire deux autres tomes pour bien saisir ces mots "La danse classique".
Car oui, Nina est une danseuse classique. On le comprend dès le premier chapitre et même dès la première page, avec son rêve. Ce rêve qu'elle fait souvent et qui est en lien direct avec la mort de sa mère. D'ailleurs si Nina danse, c'est pour sa mère. Car c'est elle qui lui a transmis cette passion. Nina le dit, la danse classique c'est leur secret, leur projet, leur rêve. Et Nina Fabbri tend à y aller jusqu'au bout, pour sa mère.
" La danse, c'était notre "truc" à nous. Notre secret. Notre projet. Notre rêve. Elle nous relie encore l'une à l'autre comme une chaîne d'or que rien, ni personne, ne brisera jamais. Sans la danse, je n'aurais jamais pu supporter d'être privée de ma maman. Et, dès que je danse, je suis tout près d'elle..." (page 23)
Seulement dans cette histoire, il y a une personne qui s'oppose à ce rêve : Olivier Fabbri, son père. Homme au chômage, il tolère les cours de danse de sa fille, mais pour lui tout ça n'est rien d'autre qu'une distraction. Ca n'ira pas plus loin ! Pourtant, Nina ne l'entends pas de cette oreille...
Ce que j'admire chez le personnage de Nina, c'est son optimisme à toute épreuve. Je peux piocher quelques phrases du bouquin, comme ça, qui le prouve, comme :
" Je paie mes cours en retard, c'est vrai, mais j'écoute et je travaille" (page 25/26)
" A leurs yeux, je suis la pauvre petite Nina Fabbri, on dirait. Je déteste cette idée. ma gorge se serre. Mais non ! Je redresse le dos et je lève le menton. je ne suis pas une "pauvre petite", je suis une future étoile. Voilà. je le veux. Et je réussirai." (page 42)
Mais Nina n'est pas qu'une optimiste, ella a aussi un très fort caractère et n'hésite pas à l'utiliser pour se faire comprendre. Surtout quand son père lui présente sa "belle-mère", Odile. Et tel père, telle fille, Olivier Fabbri a également de la nervosité à revendre, surtout en ce qui concerne la passion de sa fille.
Heureusement, dans ce livre, tout le monde n'est pas contre Nina. Zita, sa meilleure amie fait tout ce qu'elle peut pour l'aider. Nina l'adore vraiment et la considère comme une soeur. Pourtant, malgré leurs ressemblances physiques, leurs vies sont loins d'être similaires. Alors que la vie de Nina n'est pas aisée ( son père n'a pas d'emploi), Zita a tout ce qu'elle veut de ses parents. On pourrait dire que c'est une fille à papa !
" Il (le père de Zita) ne doit pas se faire tirer l'oreille pour payer les cours...lui" (page 53)
Zita aide quand même sa meilleure amie à avancer un peu plus vers son rêve et lui offre l'oportunité de rentrer dans une grande école de danse classique : l'école Camargo.
Ce qu'il y a d'amusant, là, c'est que Nina joue vraiment avec le feu par rapport à son père. Elle réclame ce qu'il ne peut lui offrir (l'école est très chère) alors qu'elle ne fait aucun effort avec Odile, sa "belle-mère".
Pauvre Odile, quand même ! Elle ne sait pas sur qui elle est tombé ! En sa présence, Nina n'est vraiment pas à prendre avec des pincettes. Anne-Marie Pol aborde là le sujet des familles recomposées avec le "Tu ne remplaceras jamais ma mère !".
Du culot ! Nina en a aussi. Elle se présente quand même à l'école Camargo. Le reste ? Elle verra plus tard... Là, le décor est planté. Et les personnages aussi : Madame Camargo (la directrice), Maître Torelli (le Professeur de danse), Monsieur Marius (le pianiste), Madame Suzette (la secrétaire qui n'a pas sa langue dans sa poche), Emile (le petit danseur) et enfin les Vertes (Alice, Julie, Victoria, Elodie, Amandine et Flavie) sans oublier Coppélia (le bichon maltais). On retrouve à la fin de ce roman le lieu et les personnages qui donneront vie à la suite de ce premier livre.
La fin ? Toutes les fans la connaisse par coeur. Nina a défié son père et a gagné puisqu'elle est accepté à l'école. Pour l'argent, pas de problème. Madame Camargo la prend comme boursière. Voilà aussi le début du lien fort qui se tisse entre Nina et la Directrice. Quant à Odile, pour plaire à Nina ce n'est pas encore gagné...
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Mon avis sur le tome 1 :
Nina, graine d'étoile ne fait pas vraiment parti de mes livres préférés mais il faut bien un début à cette histoire. Mais au moins ce livre nous a tout de suite permi de cerner les personnages principaux. Comme je l'ai dit plus haut, le style d'écriture est formidable. On rentre vraiment dans la peau du personnage et même si comme moi, on ne danse pas, on arrive quand même à se reconnaître dans Nina. Vu que ce livre m'a amené à lire les 39 autres, il a quand même le droit à une très bonne place sur la liste des meilleurs ouvrages de cette série.
Quelques extraits que j'ai aimé :
"Je l'enveloppe d'un regard plein d'espoir. Il commence à comprendre, on dirait.
- Mais, ajoute-t-il, je m'explique mal ton obstination à vouloir te présenter dans cette école, comme ça...pour la gloire.
J'en reste baba. Pour la "gloire" ? C'est-à-dire juste pour me faire voir, comme ça, sans chercher un résultat ? Ma pauvre Nina, ça s'appelle un retour à la case départ ! Non. Papa n'a RIEN compris. Papa ne comprend rien. Papa ne comprendra peut-être jamais ! Et qu'est-ce qu'on peut dire à quelqu'un d'aussi...bouché ? "
et ...
" Au passage, je bouscule le Cygne Noir (Odile). Bruit d'assiette brisée. Exclamation désolée :
- Les oeufs en gelée !
* En fait, ce deuxième extrait n'a rien d'extarordinaire mais il m'a marqué. Je ne sais pas, ce sont peut-être les rimes en -ée...lol.
1. Ptitedanseuse Le 29/03/2008 à 16:14
2. Oudjat-eye Le 30/03/2008 à 14:06
3. lili Le 17/04/2008 à 12:57
4. lili Le 17/04/2008 à 12:58
5. lili Le 05/05/2008 à 16:57
6. Lara Le 09/12/2008 à 14:51
7. Oudjat-eye Le 13/12/2008 à 13:17
8. Carina Le 16/12/2008 à 18:14
9. eliza Le 22/03/2009 à 10:53
10. Oudjat-eye Le 22/03/2009 à 17:08
11. Luce Le 19/04/2009 à 21:16
12. chamayou Le 20/05/2009 à 18:05
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