
"A moi de choisir" est le deuxième tome de la série Danse ! Autant dire qu'une fois le premier lu, j'ai supplié ma mère de m'acheter la suite au plus vite.
Que dire du titre ? Ben, pas grand chose, lol. En fait, ce n'est pas vraiment le titre que j'aurais choisi pour ce tome 2, mais bon... Puisque, une fois que l'on connaît l'histoire on voit bien que Nina n'a pas vraiment de choix à faire. Elle n'hésite pas entre rester à Paris ou partir avec son père en Egypte. Elle veut rester coûte que coûte...
Que dire de la couverture ? Ce n'est pas ma préférée mais je l'aime beaucoup quand même. J'adore quand on la voit en grand plan sur les couvertures des livres.
Au début du tome 2, cela fait un mois que Nina danse tous les jours chez Camargo. Ca y est ! Camargo est devenue SON école, et elle sait que chaque fois qu'elle danse là-bas elle se rapproche un peu plus de son rêve et de celui de sa mère.
Ce tome est très axé sur la relation entre Nina et les différents personnages de l'histoire. Des relations qui se nouent, d'autres qui se craquellent doucement et d'autres encore qui éclatent.
La relation Nina/Zita :Dans le premier tome rien ne semble pouvoir défaire l'amitié que porte Nina à Zita et inversement. Pourtant dans ce deuxième tome, une personne essaye tant bien que mal de s'introduire dans ce petit cercle d'amitié : Alice. Si Zita l'accepte à coeur joie et l'invite même chez elle à déjeuner, ce n'est pas le cas de Nina qui voit en la jeune blonde une intruse qui essaie de lui chiper sa meilleure amie. Hum... Nina en devient très jalouse et aussi un peu égoïste : " Zita est mon amie. Pas la sienne." Un sentiment de jalousie commence aussi doucement à planer au-dessus de la tête de Zita. En effet, la jeune danseuse encaisse mal le fait que Nina soit mis en avant pour le Ballet de Noël qu'organise l'école. Après tout, c'est grâce à elle si Nina enseigne à Camargo... Sans compter que Zita se met à avoir des comportements bizarres: " Ecoute, ne t'affole pas, il y a sûrement des écoles de danse classique, au Caire. (dit Zita à Nina) [...] Soudain, j'ai envie de pleurer. Ma meilleure amie n'hésite pas à se débarasser de moi ; elle m'expédie déjà chez les pharaons !"
La relation Nina/Julie : Dans ce deuxième tome, certaines "Vertes" se démarquent plus que d'autres. Après Alice, voici le tour de Julie, alias Julie-la-Peste. Son surnom veut tout dire. On ne sait pas vraiment pourquoi cette fille se comporte de cette façon, mais peste, elle l'est. Elle aime envoyé des piques sur tout ce qui bouge et Nina est dans son collimateur. Employant un langage vulgaire, irrespectueux, voire blessant, elle aime rabaissé Nina en la traitant de "boursière": " T'es boursière ou bonniche ?" Heureusement que notre héroïne ne se laisse pas faire, même si parfois, certaines de ses répliques destinées à Julie sont un peu trop mesquines : " En tout cas, je suis moins moche que toi." Pour l'instant la relation reste très tendue entre les deux ballerines, mais qui sait ? Julie cache peut-être un bon fond...
La relation Nina/Olivier/Odile : Cette relation est le moteur de toute l'histoire de ce livre. Elle débute dans ce second tome par la suite de la relation Nina/Odile. En effet, cette dernière ne fait plus seulement qu'exister dans la vie de son père mais elle existe à présent dans la vie de Nina puisqu'elle vient vivre chez eux. Pour Nina, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. En réaction à cette nouvelle, elle décide de bouder, espérant ainsi s'attirer les faveurs de son père. Seulement celui-ci ne rentre pas dans son petit jeu, s'énerve, et lui en balance plein la figure + une gifle ! (une première pour Nina). Qui met-elle en tort pour ce geste de trop ? Odile, bien sûr... Nina pense que cette femme a pris sa place dans la maison et que ce geste n'a qu'une signification : son père ne l'aime plus. Au contraire, je pense que jusqu'ici, Olivier Fabbri a été un peu trop gentil avec sa fille. Quant à la "belle-mère", elle s'acharne sans faillir à se faire accepter de Nina. Pas gagné...
Mais le coup de grâce dans cette relation déjà bien fragile, est l'annonce du prochain départ de la "famille" pour Le Caire en Egypte où le père de Nina y a trouvé un travail. L'annonce de cette nouvelle passe pour Nina d'un immense bonheur (son père a trouvé un emploi...) à l'horreur totale ou presque (...en Egypte). Pour Nina, il n'est pas question qu'elle parte. Et l'école Camargo ? Et ses amis ? Et les souvenirs de sa mère encore présents dans les murs de l'appart' ? L'optimisme de Nina, toujours présent dans ce deuxième tome semble s'être envolé. D'un coup, Nina voit tout en noir : " A la queue leu leu, tous ces prénoms font une jolie guirlande. Dire que le mien va en être arraché...! ça me rend horriblement triste." Elle n'essaye pas de comprendre son père et le traite intérieurement d'égoïste. Mais voyons la vérité en face, c'est Nina qui fait preuve d'égoïsme. Ca finit même par éclater entre elle et Odile qui finit par apprendre son surnom : Le Cygne Noir.
Nina est terriblement secouée sur le plan relationnel dans ce deuxième livre. Elle croit qu'Odile veut lui "voler" son père et que Alice veut la remplacer en tant que meilleure amie de Zita : " Je n'ai plus personne à moi ".
La relation Nina/Emile : Heureusement, pour mettre un peu de couleurs dans tout ce noir, Nina peut compter sur le petit danseur Emile qui arrive à la consoler le lendemain de la terrible nouvelle. Déjà, dès leur première entrevue dans le tome 1, on cernait le personnage d'Emile et le tome 2 ne fait que le confirmer. Emile est un garçon extrêmement sympa et très mûr pour son âge (11 ans). Nina le considère comme un petit frère : " Au fond, ça ne me déplairait pas d'en avoir un (un copain) qui ne soit pas une fille. Une espèce de petit frère. Un Emile, quoi !"
Et alors la fin ? Tous les problèmes de Nina trouve-t-il finalement une solution ? Bien qu'avec Julie cela ne s'arrange pas, Nina a finalement réussi à trouver en Alice une copine. Par contre pour le problème "EGYPTE", Nina a bataillé fort pour se faire entendre. Incapable d'affronter son père en face, elle préfère fuguer chez sa meilleure amie : Disparaître dans la nuit ! Tout simplement. C'est moche. Mais la fin justifie les moyens. Pour me voir réapparaître, Papa acceptera tout ce que je veux !...Et je resterai à Paris ! Nina n'est en effet pas très loin de la vérité. Le lendemain de sa "fugue", Odile vient la chercher à l'école. Coup de théâtre... Malgré la détestable attitude de Nina à son égard, c'est elle qui a tout arrangé, elle qui a convaincu le père de Nina de la laisser à Paris. Ceci va-t-il faire améliorer la relation Nina/Odile ? Quant à Olivier Fabbri, quel hypocrite !!! " Décider de te laisser ici est très dur, ma petite fille. Mais on ne peut pas te priver de ce que tu aimes tant, ce serait...mal. Il ne le pense pas vraiment, en fait.
Néanmoins, Nina a une nouvelle fois gagner la partie. Mais comment va-t-elle se débrouiller pour vivre à Paris sans son père ? Comment va évoluer sa relation avec Zita et Alice ? Julie va-t-elle rester tout aussi détestable ? Le prochain tome nous le dira...
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Mon avis sur le tome 2:
J'aime beaucoup l'histoire de ce deuxième tome, bien que Nina y exprime vivement son sale caractère. Comme toujours les personnages sont bien cernés, l'écriture est limpide. C'est un vrai plaisir à lire !
Quelques remarques :
* Piotr Ivanov, personnage récurrent à partir du tome 7, est mentionné.
* Premières paroles d'amitié de la part de Victoria pour Nina : " La plus belle c'est Nina, de toute façon."
Mes passages préférés :
* "Etre réglo est une façon de dire merci à ceux qui vous font confiance" (page 10)
* "Elle en reste comme deux ronds de flan" (page 15): J'adore cette expression.
* "La gourde ! (en parlant d'Alice) Elle était dans la meilleure école du monde, et elle "ne supportait pas"...! Il vaut mieux entendre ça que d'être sourd, dirait Mme Suzette. Quoique...non ! Tout bien réfléchi, il vaut mieux être sourd comme un pot que d'entendre une sottise pareille !" (page 48)
* " Alors...s'installer chez moi ne suffit pas à cette intruse ? (en parlant d'Odile) Il faut, en plus, qu'elle s'introduise dans mon domaine privé ? Mais... qu'est-ce qu'il va me rester ? Elle vient même d'apprendre son surnom !" (page 111)
* " - Nina, me demande-t-elle à mi-voix, pourquoi désires-tu tellement danser ? [...] - Quand je danse...c'est comme si ma maman n'était pas morte. Même si je sais qu'elle l'est pour de bon. On se retrouve, toutes les deux. [...] Mais il n'y a pas que ça. J'ai besoin de la danse. Comme de boire si j'ai soif. Ou de manger quand j'ai faim." (page 132/133)
* "Un tourbillon m'emporte. Je ris. Au passage, j'attrape la lumière de la lampe, le sourire d'Odile. Sur ma joue, je sens le souffle de Maman et celui de mon père, mêlés. On tourne, tourne, tourne, comme si on ne devait jamais s'arrêter..." (page 136)
1. lili Le 17/04/2008 à 12:59
2. lili Le 05/05/2008 à 16:58
3. Valentine Le 09/08/2008 à 18:11
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